10 Mar
10Mar

Nous sommes comme en phase de stagflation, soit la croissance qui ralentit (Voir PMI) et les taux qui continuent leur poussée (inflation).On peut aussi voir le leading economic indicateur sur la pente descendante. La stagflation ramène une surperformance des commodités par rapport au marché equity. 

Source tradingview.com


Source Yardeni.com

Avant que le pétrole fasse sa poussée fulgurante, je n'étais pas forcément très inquiète pour les marchés sur les prochains mois. Cependant, la rapidité brutale de la hausse du pétrole devient un élément inquiétant pour la performance des indices, ce n'est pas la hausse qui m'inquiète le plus mais surtout la rapidité à laquelle elle se produit qui d'une manière ou d'une autre va avoir une grande répercussion. Oui, comme la croissance est déjà en ralentissement, elle n'a pas le temps d'absorber la rapidité de la hausse. D'ailleurs, généralement les hausses du pétrole augmentent les probabilités de récession.


De plus, la courbe des taux (10ans et 2ans) est proche de s'inverser, ce qui est souvent significatif de la dernière phase d'un cycle économique. 


D'ailleurs, malgré les baisses récentes, surtout sur le Nasdaq, il n'y a pas d'insiders qui rachètent les parts de leur entreprise, comme en 2008, 2011, 2015, 2018, ou 2020.



 Les marchés sont principalement drivés par la politique monétaire et fiscale du pays à long terme. 

On peut ajouter que le programme QE de la FED a terminé hier, donc plus d'impression de billet, les taux directeurs vont augmenter la semaine prochaine probablement. D'autre part, dans le programme fiscal de Biden, il est favorable à augmenter les taxes plus qu'à les baisser donc ces éléments ne vont pas aider. 



Je ne suis généralement pas de nature pessimiste sur les marchés, mais je sais que l'ensemble de ces facteurs ne sont pas les meilleurs éléments pour des surperformances aux niveaux des indices. D'autre part, lorsqu'on regarde la performance des indices sur 10ans, on voit qu'il y a une cyclicité. 


On risque d'avoir un gros range de fluctuation comme de 2000 à 2010 ou de 1970 à 1980. 


Du côté du sentiment du marché, j'aime être contrarienne donc acheter lorsque les opérateurs sont extrêmement bearish, mais il s'avère que dans les longues baisses de longue durée, le pessimisme peut persister plus longtemps que prévu. 

Comme ici, on peut le constater en 2007 au début de la chute, le ratio était sous 1 et il est resté jusqu'en 2009. 

C'est comme pour le VIX, en générale, un VIX au-dessus de 30 donne de meilleurs rendements les mois suivants sauf qu'un VIX au-dessus de 30 augmente aussi le Tail Risk en parallèle qui fait en sorte à ce que celui-ci peut rester plus longtemps que la normale au-dessus de 30.


D'ailleurs on peut constater que le VIX reste perché sur ces niveaux 30 depuis un moment, il faudrait clairement un dégonflement de celui-ci pour démontrer moins d'anxiété sur les marchés. 



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